samedi 31 décembre 2011

"Mort, où est ta victoire ?..."

On était en décembre...Thomas avait  encore six ans , voici ce qu'il avait dit à Manuèla :
- "j'ai envie de tout savoir, tout apprendre, tout connaître très vite !...je voudrais même être mort pour savoir ce qu'il y a derrière la mort...."
Il s'était arrêté, interdit par ses propres paroles...
Il était devenu tout pâle, et réalisant l'énormité  menacante de ce qu'il venait de suggérer il dit :
- "je crois que je ne me sens pas très bien... je crois que je ne vais pas bien dormir cette nuit;..."
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la Mort cette garce est  partout et nous côtoie
elle était là dans  les couloirs de cette maison de retraite de Dijon 
où je suis allée voir mon frère aîné il y a deux jours...
ils étaient là, les morts vivants aux yeux vides, déambulant le long des couloirs, 
et leurs mains décharnées venaient s'agripper aux  vôtres au passage
dans une atmosphère de film d'horreur
Comme si la mort elle-même venait à votre rencontre...en disant :
-"il est l'heure , suis-moi"


Elle était là haut aussi sur les pistes de ski de Tignes, il y a deux jours ...
fauchant le jeune frère d'une amie de Diana
dans la neige étincelante...

-" il est l'heure, suis-moi....!"
Il avait 25 ans : voici la dernière photo qu'il avait postée sur facebook, dimanche
il avait écrit ...".voici ma petite dernière...."

5 commentaires:

  1. je me rappelle ton bel article posté il y a peu.


    "Ce soir à Samarkande".


    Sbuir.

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  2. Insoutenable, la faucheuse ...
    Vivons, tant qu'il nous est donné d'aimer !

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  3. Etre mort c'est ne plus être, nous ne sommes donc pas là pour nous en apercevoir.

    Alain-Bernard

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  4. Mais ceux qui restent auront tout loisir de s'en apercevoir et de souffrir.

    C'est en ce sens que pour une conscience la mort existe.............et continue ses basses oeuvres.

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  5. Cette chose qui nous poursuit et à laquelle nul n'échappe...
    Heureusement que dans nos douleurs nous sommes rarement seuls.
    Bien à toi,
    s.h.

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