dimanche 24 avril 2011

les oies de Pâques

Lorsque nous allons chez l'indien du Ried, elles me choisissent, et foncent sur moi, sournoisement par derrière,
le cou tendu en avant,
pour m'attaquer, et
à chaque fois, j'ai ce même frisson de peur qui me parcourt...

"elles", ce sont les oies, qui pour sûr sentent combien j'ai peur, et profitent alors de leur avantage...

Moi, qui suis allée au devant du mamba noir, des mygales et des vipères, je ne puis m'expliquer ce réflexe de panique qui s'empare de moi lorsque je viens à  croiser les oies...

Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs...

Nous passions nos vacances de Pâques en Bourgogne chez mon grand-père...
Pâques, c'était 3 kms aller et 3 kms retour
sur des chemins caillouteux entre Segrois et l'Etang-Vergy
pour la préparation de la messe de Pâques, les confesses, et vêpres du lundi de Pâques, sans oublier le vendredi saint...
Et les oies le savaient...elles nous attendaient au moulin, à l'aller comme au retour pour nous poursuivre en nous invectivant de leurs cris sauvages et nous pincer les mollets...

Nous, c'était tous les enfants du village de Segrois...il y avait le Titi, et la Cacane, la Madi et la Madou, et la Bebelle...et nous les petits Schmitt, les petits Boches comme on nous appelait
- dans les années 50 - , puisque nous venions d'Alsace...

Il nous fallut bien alors trouver une astuce de guerre contre nos ennemies...
Nous prenions alors nos petits vélos, et au moment où les oies nous chargeaient, les plus chanceux sur les porte-bagages, pouvaient alors lever les jambes bien haut pour ne pas se faire pincer...

Je crois bien que les oies s'en souviennent...





2 commentaires:

  1. petits démons survivent !
    ces séances photos sont thérapeutique alors !
    ils ont plein de choses à dire aussi semble-t-il !
    Excellentes photos en tout cas !

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  2. Des oies blanches ? Tu ne vas pas te laisser intimider par ces volatiles dénaturés...
    Aurai-je l'occasion de relier cet épisode à ton histoire des SCHMITT ? J'ai connu leurs pareils en LIMOUSIN, non loin du lieu où le petit GINSBERG était réfugié, près d'ORADOUR sur GLANE...
    Comme quoi les petits faits font partie d'une grande Histoire...de FRANCE.
    Porte toi bien Christelle !

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