mardi 28 décembre 2010

naître pêcheur en Corée

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cliquer deux fois sur l'image pour voir en plus grand

c'était  en Février 2000, à Naeri, où habitent les parents de Seung Ho Yang 
paysans pêcheurs au bord de la Mer Jaune ...
Leurs deux fils sont là pour les fêtes de la nouvelle année lunaire : Sol Nal
et font de leur mieux pour les soulager à chacun de leur passage...
La mer est basse , il faut faire vite, le travail est dur :
Le poids des huîtres gorgées d'eau de mer,
le froid qui mord (il faisait moins 20°)
et les trous dans lesquels on peut tout à coup  s'enfoncer jusqu'à la taille 
( trous creusés par les pieuvres)

Chausser  d'abord les bottes  jaunes, trop petites pour moi et mes pieds démesurés  d'occidentale 
bottes qui serrent mollets et pieds ,
tant et si bien , que j'ai bien cru les avoir perdus, mes doigts de pieds, 
dans cette mer gelée, 
Ai cru aussi perdre mes appareils, en perdant la vie...
car je me suis trouvée happée moi aussi dans un trou de pieuvre
 le sable rendu plus meuble encore par la marée montante...


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 Puis vient tout le travail de décortiquer les huîtres avec une sorte de piolet...huîtres qui seront ensuite vendues au marché, 30 F le kg à l'époque...c'était en  février 2000

c'est le soir : nous nous trouvons sous une sorte de grande tente, avec un petit poêle...ne pas oublierles moins 20°à l'extérieur...

et la mère chante



un chant inédit : l'homme répond aux taquineries de sa femme en chantant...



mercredi 22 décembre 2010

danser c'est vivre !...

février 2000 , en Corée du Sud...
un petit village au bord de la mer jaune...
la maison traditionnelle avec cour intérieure.
il neige et Seung Ho danse .....(document personnel )

la danse sauvage de l'homme
suivie de
la danse faite femme :
extrait tiré du film de Roman Polanski : Lune de fiel
Bitter Moon




dimanche 19 décembre 2010

LOVE and HATE

Pour ce propos, je choisirai Mitchum (le révérend)
 dans ce film culte : the night of the hunter ou la nuit du chasseur...
Qui mieux que lui , pourrait illustrer l'âme humaine,
habitée par cette ambivalence , amour et haine...
avec cette scène illustre de la main droite : LOVE
en combat perpétuel contre la main gauche : HATE...
 et de leurs épousailles

la vérité est faite de l'union de deux contraires qui semblent se contredire : PASCAL


le film, réalisé par Charles Laugton
est un clair-obscur monumental
un noir et blanc somptueux dans un combat manichéiste 
où tout s'affronte, et tout s'oppose
jusqu'à la lumière et l'ombre ...
Ce film, est comme un conte qui se joue dans la cour des grands
comme un conte de Grimm, où l'enfance est menacée par l'adulte

cette scène de la  fuite des enfants sur le lac , où l'eau  les protège et les sauve...
et, comme  l'écrivait  Bachelard avec ces passages de L'eau et les rêves :

Des quatre éléments il n y a que l'eau qui puisse bercer. C'est elle l'élément berçant. C'est un trait de plus de son caractère féminin. Elle berce comme une mère.
Les poètes disent de très nombreuses fois la beauté lactée d'un lac paisible éclairé par la lune. Pour que l'image lactée se présente à l'imagination devant un lac endormi ou sous la lune, il faut que la clarté lunaire soit diffuse. Il faut une eau faiblement agitée mais tout de même assez agitée pour que la surface ne reflète plus crûment le paysage éclairé par les rayons... c'est l'image d'une nuit tiède et heureuse, l'image d'une matière claire et enveloppante, une image qui prend à la fois l'air et l'eau, le ciel et la terre et qui les unit, une image cosmique large immense, douce.



mercredi 1 décembre 2010

la loi, c'est la loi.....


Or çà, les lois sont comme toiles d’araignes;
or çà, les simples moucherons et petits papillons y sont pris; 
or çà, les gros taons malfaisants les rompent, 
or çà, et passent à travers.

RABELAIS

Comme Rabelais avait raison, déjà !...

Une histoire qui me navre et que je viens d'apprendre...
Il s'appelle Y., élève de 4ème dans un collège de ma ville : Colmar
C'est "un cas" comme on dit dans le jargon des écoles.
Petit rebelle  de 13 ans, vif, et intelligent, il se présente au début de l'année en disant
"je viens de la Cité de l'Enfance, vous savez..." 
comme pour expliquer qu'il n'en a rien à cirer et que vraiment,
ce n'est pas de sa faute si l'école ne l'intéresse pas .
La Cité de l'Enfance:
Locution élégante pour désigner l'Assitance Publique d'autrefois 
.
C'est vrai que l'avoir dans sa classe n'est pas chose aisée...
devoirs non faits, classeurs inexistants, il provoque par sa passivité rebelle à l'autorité..

Pourtant , chose étrange, il adore les livres , ce qui  étonne la documentaliste...
toujours fourré au  CDI (la bibliothèque du collège), il emprunte livre sur livre...
 et chose plus étrange encore,  il est le seul élève de la classe à avoir lu un livre
présenté au collège par son auteur...

Mais voilà :
On vient de découvrir qu'il s'était constitué une petite bibliothèque personnelle
de livres "volés"à ce même CDI.
Il en empruntait un, et en emportait deux autres, cachés sous son pull...

LA LOI, C'EST LA LOI
Le voici donc exclu de l'établissement pour une semaine...
pour avoir trop aimé les livres...