vendredi 15 octobre 2010

le Falkenstein : le rocher des faucons

 La première mention de ce château date de 1127...
L'ours est là, en gardien pétrifié de ce lieu de légendes...
Peut-être prend-il vie la nuit,
et accompagne-t-il le tonnelier fantôme , maître de ce lieu
qui fait résonner vers minuit le château de ses coups de maillet...
Le sable rose crisse sous mes pas
le chemin s'anime...les racines noueuses le traversent 
 comme autant de bras torturés par les siècles
Le porche est là, béant, qui nous invite à entrer dans le domaine
où le vent est le maître...
Et 
c'est alors l'émerveillement devant la poésie insolite
de ces parois de grès rouge et rose,
vertigineuses, modelées par les vents et les intempéries...

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voici un petit texte écrit par Paul Marie Cassien sur ce lieu d'histoire et de légendes...


A deux jets de pierre de la large vallée des Aigles, un fragile ruisseau faufile avec peine ses méandres entre les collines revêtues de chênes rouvres et de hêtres verts que les siècles ont vu s'épanouir. Il ira jusqu'à plonger quelquefois sous la mousse, entre les racines de quelque immense sapin d'argent qui va puiser de mystérieuses ressources au pied des monts, là où la tourbière, toujours vierge, offre un bien précieux breuvage. Un chemin creusé par le temps, grimpe entre rochers et futaie, portant dans la roche les cicatrices profondes  laissées par les roues freinées de nombre de carrosses et de chars à banc repartis vers la vallée. Sur la plate-forme le chemin s'arrête brusquement et un escalier aux marches polies et concaves invite à rejoindre le promontoire gréseux, entouré de ses murs parés de lierre où se cachent encore quelque roitelet huppé ou autre troglodyte mignon. La demeure hélas n'offre plus que ses vestiges qui font survivre, moribond,  un bas Moyen Âge agité par bien des tumultes. La nature a semble-t-il repris ses droits. Jadis des "vautours" y ont délogé les "nobles faucons" dont les lieux portent aujourd'hui encore le nom. D'autres, "pèlerins",   y ont à présent trouvé leur refuge et défendent vaillamment les corniches ensoleillées. PMC

3 commentaires:

  1. Très réussi.

    Une superbe association images-texte.

    Encore une fois bravo.

    Georges.

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  2. L'écriture de Paul Marie Cassien est habité par une poésie sensuelle, tant il parait avoir ressenti ce paysage dans les moindres vibrations. Son texte m'emporte et les photographies prolongent mon rêve d'y aller.

    Belle soirée à toi,

    Roger

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  3. Paul Marie Cassien vous remercie pour votre commentaire qui rend un bien bel hommage à sa plume si souvent en souffrance ... Un pieux souhait : Que les Grands Versants puissent un jour vous accueillir en leurs "murs" !
    En toute humilité, amicalement vôtre. PMC

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