lundi 12 mars 2012

les voyages.....forment la jeunesse

les jeunes? je les connais et les aime pour les avoir côtoyés pendant toute ma carrière d'enseignante...
et je retrouve ça et là , des images, des vidéos de l'époque de mes nombreux voyages avec eux...
L'Angleterre?
Un pays que j'adore pour "la douce folie" que nous y trouvions ...
Mes voyages avaient bonne presse auprès d'eux, et chaque année,
 nous débarquions avec 60 à 90 jeunes
 prêts à visiter non pas la" blanche Albion" ce qui serait un pléonasme,
mais la "perfide Albion" qui n'avait plus rien de perfide d'ailleurs...
nous arrivions après une nuit dans le bus , et surtout  après l'épreuve de la traversée de la Manche...
Il me souvient d'une certaine traversée de tempête...
où les sols devenus patinoires tapissées de vomi nous interdisaient l'accès des "toilets"
tout aussi glissants d'ailleurs
où les visages n'étaient  plus blancs, mais verts...

Nous n'arrivions donc pas très frais au château de Worthing .
Les familles arrivaient en voiture pour prendre les petits Français
 qu'ils hébergeraient pendant le séjour...

Voici les images véridiques d'une  adorable petite dame anglaise, trotinante et ...


en butte avec les caprices de sa  voiture qui refusait de démarrer...

jeudi 1 mars 2012

" La source des femmes " : un conte, un film, un livre...

d'après ce conte africain qui m'a été raconté il y a bien des années déjà...

Un petit village africain...
les femmes doivent chercher l'eau, loin , trop loin
et les hommes paresseux ne voient pas l'urgence de creuser un puits...

voix de la sagesse : 
les hommes ne peuvent se passer de l'eau
mais l'idée de devoir se passer de l'eau ne leur est pas insupportable...
les hommes peuvent se passer de sexe
mais l'idée de devoir se passer du sexe leur est insupportable...

Morale de l'histoire : les femmes eurent leur puits...



dimanche 26 février 2012

le futur est flou...


En 2012, faut pas que Sarkommence,
Mais faut pas croire non plus Hollandemains qui chantent.
Pas Lepen de se faire mal mais surtout ne Mélanchons pas tout sinon c'est la Bayroute annoncée !
Ah,Eva être Joly l'année 2012.. !

vendredi 17 février 2012

et l'enfant de Manosque...

Et l'enfant de Manosque,
joyeux et impatient, 
tambourinait à leur porte en criant : 

- "réveillez-vous...!
     réveillez-vous ..!
le Printemps est arrivé !   " !


dimanche 12 février 2012

" mon pays, c'est l'hiver..."









........
Grands froids sur l'Alsace
grands froids sur la France
et sur l'Europe
 qui grelottent à l'unisson
........

l'hiver a toujours été froid, en Alsace...

Je me souviens que dans mon enfance, les petites filles n'avaient pas encore droit aux pantalons, 
et que les garçons, jusqu'à leur communion, leurs 14 ans, portaient culottes courtes, même en hiver..

 Cet hiver-là, c'était en 1956, il devait faire du moins 30°, 
toutes les grenouilles du bassin, montraient,  impudiques,
  leurs petits ventres jaunes gonflés , pris sous la glace du bassin...

et sous mon  uniforme scolaire bleu marine ,
mes cuisses en prenaient un sacré coup sous la morsure du froid...
nous portions de grandes chaussettes qui malheureusement ne tenaient jamais sur nos mollets et 
"se gondolaient" il faut bien le dire sur nos chevilles .

Dans les maisons, en Alsace,
 il y avait le fameux "Karlahoffa ",
qui trônant au centre de la maison , lui apportait
sa chaleur rayonnante
mais, dans notre nouvelle maison, nous devions alors nous contenter
d'une cuisinière  au bois dans la cuisine , et  qui nous y réunissait...
se laver le bout du museau dans une cuvette était chose courante
et dans les chambres glacées ,
les fougères aux fenêtres dessinaient leur esquisses délicates et fragiles...

Je me souviens qu'après la mort de mon père, les choses s'aggravèrent encore :
il fallait faire durer le feu dans la cuisinière : 
J'entends encore ma mère dire à Dominique :
-" Dominique, va chercher une chaussure à la cave !"
elles étaient bien, ces chaussures ! c'était l'époque des semelles en crêpe bien épais
et la chaussure durait une bonne heure ...dans le poêle de la cuisine...

Je pense que chacun d'entre nous doit avoir ses histoires de grand froid à raconter...

..........
pour activer la musique, cliquez dans le coin en bas à gauche ...


mardi 31 janvier 2012

la première prise de drogue....

On nous le répète pourtant assez
de ne pas se laisser aller à goûter à ce délice pernicieux  qu'est la drogue...
d'autant plus pernicieux qu'il aura été délicieux d'ailleurs.
La drogue, c'est quoi au fait ?
Il y a deux jours, je suis allée récupérer  ma fille Manuèla à la clinique, à Strasbourg...
une opération, c'est aussi tout un bazar de drogues que l'on vous administre gaillardement... 
du petit cachet rose que l'on vous tend pour vous déstresser avant l'opération...pour arriver "joyeux" à  l'épreuve du bloc opératoire si froid que l'on pourrait déjà se croire relégué dans un frigo...
même que vous êtes tout nu sous une grande chemise fendue à l'arrière...et que vous arrivez royalement sur un chariot 
C'est au tour alors de ce goutte à goutte qui vous emporte...mais vous avez le temps de vous dire que c'est peut-être LA dose létale qui se déverse en vous , goutte à goutte..
Voici la suite , racontée par Manuèla...
Après la période réveil si pénible, c'est le retour dans la chambre avec la panoplie des médicaments
anti douleur....sans grand effet...
sa souffrance est telle qu'on lui injecte dans les veines un véritable " petit coin de paradis" 
d'où même le  mot souffrance semble avoir été banni...

Au moment du départ, elle demande ....:"pourriez-vous s'il vous plaît, me prescrire un peu de ce truc extraordinaire qui m'a enlevé tout mon mal ?
Légère gêne en face d'elle....elle insiste...la douleur est là envahissante ..

et l'infirmière de lui répondre......: "impossible, c'était de la morphine " !
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Thomas, son fils de 11 ans, s'est retrouvé quant à lui à devoir se faire recoudre, eh oui, 
un petit bout de joue...on lui a fait respirer un gaz pour le décontracter....et il riait, riait de voir l'aiguille s'approcher de sa joue...sans  peur aucune...
Maman, s'il te plaît tu peux m'acheter ce truc à respirer ? c'est trop chouette !

 le gaz hilarant, ça existe, ça existe !




mercredi 18 janvier 2012

la mégère apprivoisée : Rosy Varte et Bernard Noël






une comédie de Shakespeare revisitée par Albert Vidalie en 1964
Bianca fille cadette de Baptista, riche seigneur de Padoue, a moultes prétendants ...mais Baptista a décidé que celle-ci ne pourrait se marier qu'après le mariage de Catharina, (Rosy Varte)l'aînée...Petrucchio (Bernard Noël), qui cherche la fortune à tout prix, accepte sur le champ Catharina, son mauvais caractère et sa dot...


en hommage à ces deux acteurs merveilleux que furent
Rosy Varte
et 
Bernard Noel

J'aimais passer cette vidéo à mes élèves
pour leur faire découvrir et aimer Shakespeare...

samedi 31 décembre 2011

"Mort, où est ta victoire ?..."

On était en décembre...Thomas avait  encore six ans , voici ce qu'il avait dit à Manuèla :
- "j'ai envie de tout savoir, tout apprendre, tout connaître très vite !...je voudrais même être mort pour savoir ce qu'il y a derrière la mort...."
Il s'était arrêté, interdit par ses propres paroles...
Il était devenu tout pâle, et réalisant l'énormité  menacante de ce qu'il venait de suggérer il dit :
- "je crois que je ne me sens pas très bien... je crois que je ne vais pas bien dormir cette nuit;..."
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la Mort cette garce est  partout et nous côtoie
elle était là dans  les couloirs de cette maison de retraite de Dijon 
où je suis allée voir mon frère aîné il y a deux jours...
ils étaient là, les morts vivants aux yeux vides, déambulant le long des couloirs, 
et leurs mains décharnées venaient s'agripper aux  vôtres au passage
dans une atmosphère de film d'horreur
Comme si la mort elle-même venait à votre rencontre...en disant :
-"il est l'heure , suis-moi"


Elle était là haut aussi sur les pistes de ski de Tignes, il y a deux jours ...
fauchant le jeune frère d'une amie de Diana
dans la neige étincelante...

-" il est l'heure, suis-moi....!"
Il avait 25 ans : voici la dernière photo qu'il avait postée sur facebook, dimanche
il avait écrit ...".voici ma petite dernière...."

samedi 17 décembre 2011

" Ne pleure pas, Bruno " ! ou le temps désordonné








J'accompagne Bruno à l'aéroport
il a six ans
il est inquiet, car je ne vais pas prendre l'avion avec lui
et je lui dis :
"n'aie pas peur, Bruno,
tu sais bien, Bruno t'attend à l'arrivée !








Sa voix d'enfant, ses pleurs... c'est bien lui ! et je me réveille ébranlée...




Car Bruno, mon fils
n'a plus six ans, mais bel et bien la quarantaine ..
il est le père de Emma, Bettina et Chiara.

Le petit enfant peureux et inquiet est devenu 
celui qui prend chaleureusement les siens
(dont ses soeurs et moi )
sous son aile généreuse et un rien tyrannique...

Il pouvait bien aussi  accueillir ce petit Bruno anxieux et à la larme facile : celui qu'il était dans son enfance !

Mon inconscient les avait réunis
le temps d'un vol initiatique





"n'aie pas peur, Bruno..., Bruno t'attend de l'autre côté !"




dimanche 11 décembre 2011

L'enfance lucide...ou comment devient-on père...?






C'est moi qui avais coupé le cordon à sa naissance...
Le papa n'avait pas pu venir, déjà...

C'est ainsi que Solal a grandi au milieu d'un monde de femmes, 
ses bonnes fées ...



Le père, il ne le voit que de temps en temps, 
pour un tour de quartier dans sa belle auto rouge, et une escale au Macdo...

Que comprend un enfant véritablement ?

Or , voici ce qui s'est passé hier : 

- " Papa, reste ce soir pour une fois !..."
-  " Je ne peux pas, Solal, tu le sais bien..."
- " alors, lis- moi mon histoire "

Ah l'histoire du soir ! moment important où l'heureux élu doit lire l'histoire choisie avec intonation...et surtout ne pas changer un seul mot :
Solal sait lire maintenant et prolonge tout seul ses séances du soir, mais le rite de l'histoire reste ce petit moment privilégié d'échanges et de rires...

Ce soir-là, donc, il se blottit , il se love contre ce père qu'il ne voit  que si épisodiquement...
et il se fait caressant.
Le père fond...
Puis  brutalement Solal s'écarte et dit :
-" tu es comme ma chatte Jouba ! il suffit que je te caresse pour que tu acceptes de rester...
    eh bien , tu peux partir !
     pars ! "
Solal va avoir sept ans dans un mois








comment devient-on père ?











Solal, s'intéressant ici à la pierre "philosophale"



"Un enfant n'a jamais les parents dont il rêve
Seuls les enfants sans parents ont des parents de rêve."
CYRULNIK



mercredi 30 novembre 2011

UTOPIE : une histoire d'âne








 Utopie : une histoire d'âne


Il était arrivé, comme ça, chez nous, un soir de Septembre,
dans la robe grise 
 délicieusement bourrue encore
de ses six mois...
il tétait encore sa mère...
Un amour de petit âne
tout droit venu de sa Corse montagneuse et destiné aux hauteurs de Bambois où vit ma soeur Claudie
Il était là, de passage pour une nuit , en attendant la méhari qui allait le transporter là-haut.


Quel bonheur alors, pour Bruno et Manuèla, ce petit âne tout neuf à caresser et chouchouter...
Mais voilà ce qui s'était passé :
Tous les quarts d'heure, avec la précision  implacable d'un mécanisme ,
quatre hihans plaintifs déchiraient  le silence de ce quartier résidentiel...
et l'on attendait anxieux, la prochaine salve, sûrs que la police allait débarquer...

et le lendemain, à 500 mètres de là, le garagiste nous avait pris à témoin :
" vous avez entendu, cette nuit ? un âne  dans le quartier!
pas moyen de fermer l'oeil...vous savez où il se trouve ? "

Voici comment Claudie dans son livre "Bambois" raconte l'histoire" d'Utopie" :

à Bambois, elle sera notre hôte le plus charmant, le plus tendre, nous suivant pas à pas, trottant pour nous rejoindre, la nuit dormant sur le seuil, réclamant l'affection, les baisers, les jeux.
Nous l'avons appelée Utopie, parce qu'elle est bien vivante, réelle, en chair comme doit être l'Utopie." 

La balade d'Utopie...
extrait du livre "Bambois"

"Utopie est entrée dans la cuisine et a bouffé un billet de 50F 
que Modestine avait laissé sur le frigidaire .
Il faut absolument, disait Modestine, rentrer Utopie à l'étable ce soir
pour que je retrouve mon billet !
Le soir, sous la lune un peu cassée, comme dit Robin, nous cherchons Utopie en vain. Elle avait fait la belle avec le billet. Vendredi, pas d'Utopie.Tant pis, nous avons trop à faire. Le soir, nous partons Modestine et moi, vers Nancy,, la voiture pleine, à ne plus rien y voir. Plus loin, qui fait la folle autour de la voiture, les oreilles longues et la queue rebelle ? Utopie !
Je freine, je descends ; elle, à me retrouver, se roule sur le dos et m'offre la vue de son ventre blanc.
Que faire? retourner à Bambois ? Nous n'avons plus le temps. Alors, nous l'amenons à la ferme la plus proche. Il s'appelle Dédé et est vieux garçon. Nous frappons. Rouge de vin, heureux, il nous invite à voir le film à la télé. Non, non, ce n'est pas possible, il est très gentil, mais peut-il garder l'ânesse jusqu'à demain ? Mais si, mais si, c'est un film rigolo, et nous sommes mignonnes. Mais non, mais non,et finalement, c'est Utopie qu'il embarque dans son salon pour lui tenir compagnie. Fallait voir Utopie devant la télé, glissant sur le plancher ciré, au milieu des fauteuils de velours grenat !
.....
Samedi soir, retour à Bambois. Arrêt chez Dédé. Plus d'ânesse. La nuit elle a rongé la corde et s'est barrée de nouveau. Dimanche, je la cherche partout. Lundi encore. Je rretrouve sa piste et la suis aux dégâts causés de ferme en ferme : ici, elle a bu le lait des bidons, broutté les géraniums plus loin, là elle a coursé les poulettes et sauté au cou du fermier éberlué. Je la retrouve à 10km dans l'étable du plus joli plouc de la région : cheveux longs, chapeau de cow boy. Elle n'avait plus ni grelots, ni collier de cuir. Le jeune plouc dans le vent me fabrique un mors avec une corde en un tour de main, et je repars au pas, assise sur le dos brun de ma jeune folle.
Une 2CV me dépasse. C'est un vétérinaire, mondain cavalier et qui me lance avec humour : "Quelle belle monture vous avez, madame ."
.....
Modestine n'a pas retrouvé son billet. Utopie avait eu le temps de s'en séparer.




http://www.amazon.fr/Bambois-vie-verte-Jai-lu/dp/B0014MTFRM/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1322658739&sr=1-1



samedi 12 novembre 2011

clin d'oeil.................


Question à 200 Drachmes :   Trouver un anagramme de Papandreou ?
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-réponse en bas
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        Nappadeuro !!!

lundi 7 novembre 2011

les sorcières d'ALSACE,...mes soeurs

J'ai grandi avec les sorcières  en Alsace...
elles ont baigné ma petite enfance ,
non seulement avec la sorcière de Blanche-neige
ou celle de Hansel et Gretel,
mais aussi avec celles qui étaient  partout présentes autour de nous..









  Ici, ce sont les "drei Hexen" 
les trois sorcières 
ou les trois châteaux 
surplombant .Husseren près de Colmar

















voici, à Ammerschwihr, la tour de la sorcière
(dans laquelle, les sorcières étaient enfermées avant d'être jugées )
Beaucoup de communes possèdent encore une tour de ce genre...
tour devant laquelle nous passions souvent dans mon enfance
et qui continue d'impressionner les enfants


 des collines où dansaient les sorcières , la nuit : pour  le sabbat des sorcières :
la colline du Bollenberg près de Roufach

celles du  Bastberg près de Bouxwiller
qui inspira Goethe quand il décrivit la nuit de Walpurgis dans son Faust 
 






et voici l'une d'elle , que l'on trouve encore à Bouxwiller : prête à s'envoler sur son balai...









Chaque année, à Roufach a lieu
la fête de la Sorcière , en Juillet
à Orschwihr, en août, le feu de la sorcière, le" Haxafir"

Et tout cela n'a rien à voir avec les figures grimaçantes du 31 Octobre, 
empruntées à Halloween, venu d'outre-Atlantique...

Je suis tombée par hasard sur un livre :


qui raconte combien, dans l'Europe , L'Alsace fut la plus touchée :
"mille et mille bûchers furent dressés, illuminant le ciel de leurs flambeaux humains"
L'Eglise,qui,  omniprésente par peur de perdre ses privilèges, détourne l'attention des détracteurs faisant partie de la Réforme : 
on accuse le Diable, on le charge de tous les maux
en faisant payer tous ses méfaits à ses suppôts  qui sont essentiellement des femmes, des enfants

"s'en prenant comme le dit Jacques ROEHRIG, à toutes celles qui s'écartaient de la norme : guérisseuses ou accoucheuses, riches veuves ou pauvresses, vieillardes ou estropiées, fillettes
ou bébés parfois.
d'implacables juges envoyèrent au bûcher des cohortes de Hexen, "sorcières" honnies par tous, au terme de simulacres de procès et après d'atroces tortures.
http://philippepoisson-hotmail.com.over-blog.com/article-l-holocauste-des-sorcieres-d-alsace-un-effroyable-massacre-74375143.html

mardi 11 octobre 2011

la femme ligotée

Un de mes amis , F.A. vient de mourir..
rencontré à la chorale de la Cathédrale, c'était un passionné de grégorien
et de l'abbaye de Solesmes dans la Sarthe ...


à l'âge de 54 ans, il avait subi une transplantation cardiaque :
un jeune accidenté de la route âgé de 26 ans dont  on lui avait greffé  le coeur...

je me souviens qu'il parlait de ces deux "moi" si différents et qui l'habitaient,
et qui avaient tant de mal à s'adapter l'un à l'autre 

lui et ses 55 ans
et l'autre dont il avait le coeur : ce jeune homme de 26 ans...
.....
Mais , F., ce n'était pas seulement ce chirurgien ORL réputé de l'hôpital de Colmar
c'était aussi un bon vivant et un amateur d'histoires drôles...
en voici une ...et qui plus est ,
ce qui est délicieux, c'est que  c'est une histoire vraie
qui s'est déroulée à Colmar 

Voici donc, l'histoire de la femme ligotée :

Les pompiers de la ville avaient été alertés par les appels au secours d'une femme 
dans un quartier cossu de la ville...
Ayant défoncé la porte, ils se trouvent devant une femme nue, écartelée
ligotée aux quatre pieds du lit.....
et,
  dans une armoire fermée à clef se trouvait un homme tambourinant de l'intérieur,
déguisé en Zorro...
Voilà ce qui s'était passé :
Ils avaient rejoué la scène du sauvetage " Zorro est arrivé "
elle, ligotée nue sur le lit...
Zorro , quant à lui, avait grimpé sur le haut de l'armoire, prêt à sauter pour la délivrer...
Mais voilà, le haut de l'armoire avait cédé sous son poids,
et il s'était retrouvé emprisonné à l'intérieur...
la belle ligotée, alors, d'appeler au secours....

vendredi 23 septembre 2011

ANSELM KIEFER au musée Würth à Erstein

Peintre allemand, Anselm Kiefer est né en 1945 dans le Bade-Wurtemberg...
toute son oeuvre repose sur cette interrogation existentielle :
"comment , après l'Holocauste, être un artiste qui s'inscrit dans la tradition allemande ?"

l'artiste a reçu le Praemium Imperial Prize à Tokyo en 1999
Trois de ses oeuvres sont entrées dans les collections du Louvre.
Lauréat du Prix de la Paix des libraires et Editeurs allemands pour l'année 2008.
Voici le diaporama réalisé à ,partir des oeuvres exposées au musée Würth 
de Janvier à Septembre 2011

pour activer la musique du groupe Dead Can Dance cliquez en bas à gauche du diaporama
photos personnelles








voici l'ange noir de l'Histoire...
il se retourne pour observer la catastrophe qu'est l'histoire de l'humanité depuis son origine







Lasst tausend Blumen blühen
que mille fleurs s'épanouissent !


l'artiste fait référence ici à la campagne des "cent fleurs" lancée par Mao en 1956 :
"que cent fleurs s'épanouissent, que cent écoles rivalisent ! "



batailles navales inspirées par le poète russe Chlenikov qui a élaboré un système numérologique avec lequel il tente de démontrer que les lois mathématiques peuvent
prévoir l'avenir, et rythmer
le Temps et l'Histoire
Ainsi, les dates de guerres passées auraient le pouvoir de prédire les guerres à venir !!!




"ce qui m'a frappé", dit Anselm Kiefer,

"c'est le système qu'il a inventé, complètement absurde...mais c'est beau aussi. Il voulait trouver la loi de l'histoire tout en sachant que c'était absurde..."

Ici, ce sont les déesses infernales de la mythologie grecque : das goldene Ulies qui sont chargées de punir les criminels dans la vie comme dans la mort
Le mythe pour Kiefer est une réponse à ce que l'on ne comprend pas .
Il cherche à travers cette mythologie grecque à comprendre comment
toute conquête mène à la guerre et à la tragédie.


Par l'étude des systèmes stellaires, Kiefer relie l'homme au Cosmos...
rapport étroit entre
le microcosme et le macrocosme ,
entre terre et ciel
corps et éther.

Robert Fludd , philosophe anglais du 17ème siècle écrit qu'
"à chaque plante sur terre correspond l'étoile dans le cosmos"






La mythologie nordique, se confondant avec la mythologie germanique
permet à A. Kiefer de se plonger dans l'histoire de son pays

Paysages nordiques , inspirés par les Romantiques Allemands du 19ème siècle
"l'âme de la nature" avec le sentiment dramatique de ruine qui s'en dégage...
utilisant une superposition d'empâtements de couleur grise, de cendre de sable, de paille ou de plomb...







"Dein goldenes Haar, Margarete"..
d'après l'oeuvre






du poète juif Paul Celan.




lundi 29 août 2011

"encore un peu d'herbe verte..." !

Quand Marcel est mort, Emmy avait 50 ans ...
Elle a alors dû apprendre à s'occuper des papiers :(ce qu'elle n'avait jamais fait)
...
mais surtout, elle a passé son permis de conduire ,
et a acheté une 2cv d'occasion...

et c'est Dominique âgé de sept ans qui était  devenu son passager pilote indispensable à l'avant, 
et l'aidait par ses conseils éclairés à lui donner confiance en elle...
-"tu peux y aller, maman...il n'y a rien à droite "...

Quelques années  et une ou deux 2CVplus tard,
ce fut Fanlac qui le remplaçait sur le siège avant
et il se tenait fier , tout dressé et heureux de participer au voyage
Fanlac : un  petit chien de berger bâtard tout noir
que Azdine et moi avions ramené de Fanlac,   village de Jacquou le croquant en Dordogne...
Ma mère avait alors environ 70 ans  et s'était même aventurée avec sa petite deuch
et un couple d'amis jusque dans le désert du Sahara algérien...pour la petite histoire, je rajouterai que croyant bien faire elle avait mis la protection devant le moteur pour empêcher le sable de s'y infiltrer, que le moteur avait surchauffé...et qu'elle avait coulé une bièle.
Un jour, revenant de chez ma soeur Claudie à Bambois, Fanlac en ami fidèle à ses côtés, 
elle emprunte le chemin de terre très pentu qui passe dans une petite forêt...
tout à coup, le frein ne répond plus, la voiture s'emballe , atteint une vitesse pas possible 
traverse en trombe un chemin entre deux arbres, en un vol plané qui atterrit quelques 10 mètres plus loin dans un pré... fait trois tonneaux et s'arrête contre une butte de terre....
elle réussit alors à s'extirper de la voiture persuadée que son heure est arrivée ,
se traîne dans le champs en murmurant :
"encore un peu d'herbe verte..."

Un paysan du coin alerté par le passage en flèche 
d'un chien fou , noir , poursuivi par une roue de voiture,
 retrouva  ma mère non loin de sa voiture allongée dans l'herbe ...


 CIORAN dit que nous sommes dans un train qui fonce à 100 à l'heure droit dans un mur....

nous le savons tous que nous sommes en sursis à plus ou moins longue échéance...
cette philosophie de la vie qui fut celle de ma mère, je la fais mienne :

"encore un peu d'herbe verte"










vendredi 5 août 2011

AYA...


AYA,
originaire de la Côte d'Ivoire...
est la femme de mon neveu ROBIN
Voici tiré de la Revue des Ressources,
son inquiétude  devant ce grand voyage

court retour au sources pour elle
découverte pour lui :

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article2068

"Dans quelques jours, nous allons partir à trois en Côte d’Ivoire. C’est un grand voyage que nous attendons depuis longtemps, tous les trois, pour différentes raisons.

Pour Timothée mon fils : « Papa a la peau blanche. Celle de Maman est noire. Parce qu’elle vient d’Afrique. J’ai 5 ans. Dans quelques jours, j’irai dans le pays de maman. Je vais rencontrer pour la première fois mon grand-père noir. Et je vais voir des tigres, des crocodiles, des éléphants. Je vais manger de l’igname au petit-déjeuner et cueillir des ananas autant que je veux. » Quel nouveau regard mon fils va-t-il porter sur son père ? Sur sa mère ? Sur lui-même ? Sur la misère ? Ce sera le regard d‘un enfant qui va découvrir le pays qui le constitue à moitié, regard étonné, curieux, surpris, en prise soudain avec la question essentielle du métissage."



et, tiré de la Revue des Ressources
un petit bout de son histoire à elle :

« Voilà 7 ans que j’ai quitté l’Afrique. Depuis j’ai rencontré mon compagnon, eu un enfant. Depuis j’ai fait des études. Je parle à présent français presque sans accent. Je sais très bien ne plus rouler les R. Mais j’aime toujours les rouler. Je vais retrouver toute ma famille, mon père, instituteur, devenu sourd. Mes frères. Je veux aussi partir à la recherche de ma grand-mère, celle qui m’avait élevée quand ma mère m’avait laissée à 5 ans, là-bas. Que vont-ils penser de moi ? Que je les ai oubliés trop longtemps ? Que je les ai trahis ? Comment va se passer ce premier retour ? »

voici pour ceux qui veulent suivre le journal de ce retour...

http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article2068





Aya, hier, à Bambois..avec Nine sa petite fille de trois mois

mardi 26 juillet 2011

l'élégance du hérisson

_ " Solal, vite, viens voir ! "
Le hérisson venait  de montrer le bout de son nez..
et s'était mis à trottiner sous l'oeil émerveillé de Solal

Petit plaisir  :  j'aime savoir qu'il est là, fidèle à mon jardin ...

Je me souviens d'une fois : c'était la fin de l'hiver...
Je m'étais arrêtée tout à coup, interloquée...
Quelqu'un ronflait, là, dans un buisson dans le jardin 
je m'étais approchée, interdite...le ronflement continuait, régulier, impertinent...

C'était lui, le petit hôte de mon jardin, qui ronflait sans élégance aucune...
et je pense alors tout naturellement à ce merveilleux roman de MURIEL BARBERY



 un livre : de Muriel Barbery
 et dont voici quelques mots que j'aime...

  1. - toutes les familles heureuses se ressemblent mais les familles malheureuses le sont chacune à leur façon ( qui est en fait, la première phrase "d'Anna Karénine "
  2. - les gens croient poursuivre les étoiles et ils finissent comme des poissons rouges dans un bocal
  3. - l'important , ce n'est pas de mourir ni à quel âge on meurt, c'est ce qu'on est en train de faire au moment où on meurt 
  4. - ce qui fait la force du  soldat qui pratique le haka, ce n'est pas l'énergie qu'il déploie à intimider l'autre en lui envoyant tout un tas de signaux, c'est la force qu'il est capable de concentrer en lui-même, en restant centré sur soi....Le joueur Mahori, l devenait un arbre, un grand chêne, indestructible, avec des racines profondes, un rayonnement puissant , et tout le monde le sentait.
  5. - où se trouve la beauté ? dans les grandes choses qui comme les autres sont condamnées à mourir, ou bien dans les petites qui sans prétendre à rien savent incruster dans l'instant un gemme d'infini ?
  6. - mais le prix à payer quand on mène une fausse vie ! quand les masques tombent parce qu'une crise survient ...et elle survient toujours chez les mortels...- la vérité est terrible ! 
  7. le désir... il nous porte et nous crucifie... 
  8. -Mener sa vie toujours en équilibre entre la beauté et la mort...le mouvement et sa disparition...c'est peut-être ça être vivant...traquer des instants qui meurent...





un film dont voici la présentation :





jeudi 14 juillet 2011

ZUT ! petit clin d'oeil à Emma et Bettina....

Emma et Bettina 
retrouvées dans le ZUT ! numéro 10 du mois de Juin à Strasbourg......
à partir de la page 66...
à vous de feuilleter  ce magazine gratuit
et ses tendances culinaires...
pour suivre les articles "plein écran",  il suffit de double cliquer au centre du magazine




vendredi 27 mai 2011

Andreas Schüttoff : la vie tout simplement...

Une exposition de  

Andreas Schüttoff

au Palais Hamilton , Sophienstrasse 1 à Baden-Baden
du 19 Mai   au 9 Juin  2011

pour activer la musique , c'est au bas de l'image à gauche

des photos que j'ai eu le bonheur de prendre ,
tant les petits personnages en papier mâché qui animent l'espace
incarnent la "légèreté", la danse et la vie ,
jusque dans leurs petites imperfections...

En un mot, ils sont charmants
 
si vous avez l'occasion de vous rendre à Baden-Baden, laissez vous prendre à leurs jeux...




















que la vie est belle !
























voici la coquette
qui se laisse compter fleurette

...





et l'acrobate danseur...


vendredi 13 mai 2011

le venin, la femme, et nos peurs ancestrales

"Le mot venin trouve son origine dans une potion magique
dédiée à Vénus, le venesnom, philtre d'amour venu du monde latin,
pour lequel, venenum désignait une décoction de plantes magiques, un charme"

j'ai trouvé ces précisions dans un livre de Corinne Boujot chercheur au CNRS
paru en 2001: Le venin
"Le mot intègre la langue française au 17ème siècle :
poison , potion médicinale, breuvage salutaire ou mortel, philtre d'amour...









Très vite, avec le Christianisme, le pouvoir de séduction de la femme fut assimilé au venin...
d'où les chasses aux sorcières
du Moyen-âge











le noir velours de nos peurs...

"la femme désirable et désirante, continue Corinne Boujot
la femme aimée, la femme érotique, est aussi toxique. Elle reste un véritable poison pour les hommes de la Renaissance, qui appelaient ainsi la femme passionnément aimée,
dont les yeux distillent le venin, fascinante..."

"nul n'y fut plus exposé que Ronsard célébrant la femme :

"O feux jumeaux d'où le Ciel me fit boire
à si longs traits le venin amoureux..."



le baiser de la femme araignée


Ainsi, le jeu sur la peur , est-il aujourd'hui encore
au centre de notre relation aux araignées

samedi 30 avril 2011

la dictée machiavélique...

C'était un 30 avril...dans une classe de cinquième

- "aujourd'hui, dictée surprise".... dis-je à mes élèves
Personne ne bronche
et je commence... : the police in the big city were looking for a robber.
La tête blonde de Fanny se lève..."Mais Madame, nous ne connaissons pas ce mot ! ?...
Fanny : c'est la meilleure élève de la classe  , la plus studieuse, et la plus habituée aux bonnes notes.

Et un élève de la classe, alors,  beaucoup plus "cool" que Fanny,
plutôt un joyeux cancre, de rétorquer...
- "Mais si, Fanny , on a expliqué ce mot la semaine dernière, moi je le connais..."
je continue, inflexible : at last they caught him. But while they were taking photographs of him, he suddenly attacked the policeman and ran off...
au fur et à mesure que se déroule cette dictée, je vois Fanny se "décomposer", prendre à témoin ses camarades qui eux, contrairement à elle semblent ravis et trouvent la dictée vraiment "fastoche"...
Puis, c'est le point final...et toute la classe de s'écrier dans un éclat de rire général :
-" poisson d'avril, Fanny" !
C'était un coup monté par la classe..et moi...Ils avaient appris quasi par coeur le texte
avec joie et malice pour illustrer cette  dernière journée du mois d' avril.


Et pour répondre à ceux qui  pourraient  trouver le procédé injuste,
j'ajouterai que Fanny a réagi par le rire
et qu'elle est maintenant médecin.


dimanche 24 avril 2011

les oies de Pâques

Lorsque nous allons chez l'indien du Ried, elles me choisissent, et foncent sur moi, sournoisement par derrière,
le cou tendu en avant,
pour m'attaquer, et
à chaque fois, j'ai ce même frisson de peur qui me parcourt...

"elles", ce sont les oies, qui pour sûr sentent combien j'ai peur, et profitent alors de leur avantage...

Moi, qui suis allée au devant du mamba noir, des mygales et des vipères, je ne puis m'expliquer ce réflexe de panique qui s'empare de moi lorsque je viens à  croiser les oies...

Aussi loin que je remonte dans mes souvenirs...

Nous passions nos vacances de Pâques en Bourgogne chez mon grand-père...
Pâques, c'était 3 kms aller et 3 kms retour
sur des chemins caillouteux entre Segrois et l'Etang-Vergy
pour la préparation de la messe de Pâques, les confesses, et vêpres du lundi de Pâques, sans oublier le vendredi saint...
Et les oies le savaient...elles nous attendaient au moulin, à l'aller comme au retour pour nous poursuivre en nous invectivant de leurs cris sauvages et nous pincer les mollets...

Nous, c'était tous les enfants du village de Segrois...il y avait le Titi, et la Cacane, la Madi et la Madou, et la Bebelle...et nous les petits Schmitt, les petits Boches comme on nous appelait
- dans les années 50 - , puisque nous venions d'Alsace...

Il nous fallut bien alors trouver une astuce de guerre contre nos ennemies...
Nous prenions alors nos petits vélos, et au moment où les oies nous chargeaient, les plus chanceux sur les porte-bagages, pouvaient alors lever les jambes bien haut pour ne pas se faire pincer...

Je crois bien que les oies s'en souviennent...





vendredi 15 avril 2011

Vitra Haus : design et architecture

des couleurs,
des formes, 
de la lumière
réunies de façon ludique
au Campus Vitra situé à WEIL AM RHEIN en Allemagne...
Pour la Vitra Haus, les architectes, Herzog et Meuron, ont choisi d'empiler douze maisons, 
et de les imbriquer les unes dans les autres...

Laissez-vous séduire !



pour activer la musique, cliquer en bas du diaporama, à gauche...



mercredi 16 mars 2011

" si Dieu existe, il exagère...."


" Si Dieu existe, il exagère..."

a écrit G. BRASSENS
et...
Ne sommes-nous pas tous
sur cette planète 
des apprentis-sorciers ?



lundi 28 février 2011

dans la forêt de l'Illwald : l'aulne et l'ail des ours


En cette période de la fin de l'hiver, la forêt a les pieds dans l'eau :
beauté de ces troncs d'aulnes aux coupes rouge-orangé
qui se mélangent  aux coeurs sombres des noyers d' amérique...

Puis, tout à coup, le printemps est là avec la découverte des petites pousses vertes 
de l'ail des ours : "allium ursinum" 
son nom provient d'une  légende qui disait que les ours au sortir de leur hibernation se nourrissaient de cette plante pour reprendre des forces...

se laisser prendre alors quelques semaines plus tard, par la magie de la forêt au parfum aillé
et la blancheur foisonnante des petites fleurs  étoilées de l'ail des ours
qui la recouvre toute...

pour activer la musique, cliquer en bas du diaporama, à gauche



et n'oubliez pas de croquer l'ail des ours sous toutes ses formes !
l'ail des ours
 dont les vertus étaient déjà connues par les Celtes et les Romains...



vendredi 11 février 2011

"le songe d'une nuit d'été"

Quand petit  Thomas est né, il pesait 4 kg 300 et mesurait 54 cm ..
Victorio qui avait 7 ans , annonçait la venue de son petit frère
en disant qu'il pesait 58 kg et mesurait 465 cm....
C'était l'époque aussi, où Emma , 2 ans ,
subjuguée par cette poupée vivante
avait regardé sa mère avec détermination et lui avait dit, péremptoire...:"tu achètes !" 

Les années ont passé...petit Thomas vient d'avoir 10 ans :
"C'est quoi , maman, être ivre mort ? "
....................................il était 5h de l'après-midi...Victorio , 17 ans venait d'être
...


ramené quasi ivre mort...
il avait fêté un peu trop fort (sic)un oral de BEP

Et  j'ai vu Manuèla alors prendre son grand gamin à bras le corps, lui passer la tête sous la douche...Et il se laissait faire, docile et bredouillant des mots qu'il n'osait dire en temps normal..."je t'aime maman, ne me laisse plus"...
Manuèla avait alors veillé son grand fils toute la nuit pour ne pas le laisser sombrer dans sa torpeur..
(c'est ce qu'avait précisé le médecin)
Au petit matin, ce fut au tour de Samuel d'essayer de capter l'attention de sa mère en s'étouffant dans l'accès d'une crise de trachéite aiguë...

Petit Thomas, blanc comme un linge, avait rajouté son grain de sel en disant :"
je crois que je ne me sens pas très bien...je crois bien que je vais vomir...
Ce ne fut pas tout...J. D. son compagnon, apparut à la porte :
"tu peux me dire où tu as mis mes caleçons et mes chaussettes , Manuèla ?

 L'heure d'après , au lycée, ses terminales  l'attendaient pour un corrigé d'explication de texte sur
"le songe d'une nuit d'été"...
Elle s'en trouvait à des lieues de ce "songe d'une nuit d'été.. "
au diable Shakespeare !...elle se sentait plutôt faisant partie du club des  "desperate housewives"

La vie n'est pas un long fleuve tranquille...

dimanche 6 février 2011

Mackenheim : le petit cimetière juif

 pour écouter la musique l'actionner dans le bas gauche du diaporama

C'est un petit cimetière "qui mousse" de verdure...
beau en toute saison, à toute intempérie
C'est un petit cimetière juif dont les stèles les plus anciennes
qui datent du 17ème siècle, s'enfoncent  doucement dans le sol...

1629 : une nécropole qui réunissait les habitants des deux rives du Rhin...

C'est une petite merveille où j'aime à me reposer sur telle dalle  allongée, ciselée,
cachée par la végétation luxuriante des verges d'or...

C'est "mon" petit cimetière juif de Mackenheim
et pourtant, moi, la catholique pas vraiment catholique,
je crois que j'aimerais  reposer là, plus tard...
et que mes cendres y soient éparpillées